Suivez notre actu

Site international

Patrimoine

COURS LA VILLE SE VISITE

L'industrie textile a laissé de belles demeures bourgeoises, des « châteaux » selon la terminologie locale. L'ancien château VILLE (ou château de La Fargette) est le premier que l'on rencontre en venant de Thizy. Puis, au détour d'un virage, s'ouvre la rue de Winslow, bornée par une cabine téléphonique anglaise au rouge radieux. On découvre la pente douce du parc Poizat avec ses grands arbres. En fond de décor, la façade conservée du château du même nom, abritant à l'arrière le boulodrome municipal. En-dessus, l'admirable parc de la résidence « Le Florentin », avec ses rhododendrons, insolents de couleurs au meilleur de l'été sous les arbres centenaires. Une promenade s'impose, conduisant du parc inférieur au parc supérieur, à la rencontre du premier château Poizat. Flanqué de ses ajouts modernes, il héberge aujourd'hui des résidants à l'automne de leur vie, dans le calme et la tranquillité, au cœur de la ville.

En souvenir de l'industrie textile, une machine à vapeur, conservée sur site, rappelle la prospérité économique de Cours au temps de sa gloire couverturière. A l'arrière, les grands bâtiments de pierre d'une partie conservée de l'ancienne usine Poizat Frères, sobrement alignés et reconvertis en résidence des « Chardons » (autre mot symbolique du grand passé textile), surprennent par leur importance.

 

machine vapeur

L'église St Etienne vaut un détour. Humble édifice sans style particulier, elle fut l'œuvre de toute une population de paysans attachés à leur paroisse. Restaurée en 1932, dans un style art-déco, elle subit une autre métamorphose en 1984, proposant à l'œil ses couleurs intérieures d'ocre sombre.

 

Les fonts baptismaux de 1841 et la chaire à prêcher de 1843, en bois sculpté, sont classés depuis 1983. Une restauration effectuée en 2009, leur redonne un éclat particulier. A l'intérieur des fonts baptismaux (qui n'en ont plus l'usage), une peinture restaurée du peintre local Henri Vieilly (1900-1979) n'est visible que lors des offices. Deux bénitiers de pierre sombre, contemporains de la construction de l'église, accueillent les visiteurs. Tout autour des murs, des fresques alternées et répétitives du peintre Vieilly. En-dessus, des vitraux historiés, datant de 1880 à 1940 s'offrent au regard. Enfin, les orgues dans la tribune au-dessus du portail d'entrée, datent de 1936. (Un cahier disponible à l'entrée de l'église livre un commentaire).

Fonts baptismaux

 

Il faut aller à pied dans les rues de Cours La Ville, pour découvrir cette cité ouvrière surgie du XIXe siècle, visiter le cimetière, jeter un regard au-dessus de la vallée laborieuse où s'écoule la Trambouze, ruisseau tutélaire, contourner le complexe sportif et, au besoin, y séjourner en camping-car. Ne pas hésiter à continuer jusqu'à La Ville, à la rencontre de ce village entouré de forêts et rattaché depuis le 1er janvier 2005 à la commune mère.

Cours La Ville, avec sa population de 3 900 habitants, est une bourgade des plus agréables.

Une petite ville industrielle à la campagne ... où il fait bon vivre.

 

Par René BOGNEAUX